• Accueil
  • > Archives pour octobre 2018

Archives pour octobre 2018

P’tit album du Grand Raid de la Reunion lé là !

47994699 47994700 47994702 48000809 48000810 48005175 48005176 48005177 48005178 48007092 48007093 48011292 48023433 48023434 48023435 48030459 48037514 48037515 48037516 48182978 48182981 48182982 48200469 48200905 48200906

La Diag …j’y ai survecu !!

Je crois que je ne peux pas dire que le grand raid fut seulement un ultra de plus. Ce fut bien plus que cela : c’est la course la plus dure de ma vie, une aventure collective et partagée avec les amies et la famille, la découverte de cette île intense dont on tombe forcément amoureuse…

A la veille du grand départ, la pression monte vraiment et je ne suis pas à « prendre avec des pincettes », l’attente est longue et le doute s’installe forcément.

Le départ est donné avec pas moins de 5 kilomètres à longer la mer dans une ambiance de folie ! On m’avait prévenu, mais je prends déjà une première claque !

J’essaie de ne pas partir trop vite, car l’euphorie et la volonté de ne pas se retrouver dans un « bouchon » dès le début peuvent vite me faire oublier mes sages décisions de la veille.

La température est, pour moi bretonne, forte pour la nuit…je transpire déjà à grosses gouttes.

Les 25 premiers kilomètres sont assez roulants et hélas, commencent mes problèmes gastriques habituels, mêlés à une envie de dormir. Aie ! Il est seulement 2h du mat la première nuit de course ! Ça risque de corser fortement ma course. Je commence alors une alternance de vomitos-dodos de 10 minutes !

Les difficultés du terrain commencent à arriver en fin de nuit. Je comprends alors le pourquoi de la réputation de cette course ! Le moral dans les chaussettes, je rejoins Cilaos où m’attentent les enfants, Nico et Vinc. Nico, en habitué de mes ravitaillements, me propose une glace à l’eau. J’en engloutie 2 ! En effet, déjà 13h de course, et je n’ai strictement rien dans le ventre ! Je me repose une dizaine de minutes et c’est reparti, direction la montée du Taibit. Ah oui, quand même ! Elle pique sévère celle là ! J’y croise Pascal Neveux qui n’est pas au mieux de sa forme non plus. On fait un bout de chemin ensemble mais il semble encore plus mal en point que moi. Je regarde de temps en temps ma montre et erreur de débutante, calcule non pas la distance qu’il me reste (cela ne m’aurait pas forcement effrayé) mais le temps qu’il me reste à parcourir et vu le retard que je prends sur mon roadbook, il est à ce moment difficile de positiver !

Bip bip, mon téléphone sonne régulièrement pour me donner via le livetrail, les infos des autres acignolais !

Me voilà en haut du Taibit ! Ça s’est fait, et sous une chaleur…j’enchaine avec la descente à Marla. Ce que j’oublie de dire, c’est que les descentes ne sont pas plus reposantes que les montées ! Sinon pire ! En effet, des racines glissantes partout, des cailloux forcement de différentes tailles , enfin bon, tout ce qu’on recherche dans le trail au final !!!

Marla, je me dis que si je ne mange pas, Mafate sera juste un supplice ! Je prends une assiette de riz et vais me reposer 20 minutes sous la tente. Je rencontre Didier Brouazin, qui me dit que sa course est finit, car double tendinite de la patte d’oie. Quelle déception pour lui, mais il n’a pas d’autre choix que de monter le Maido car au moment ou tu rentres dans Mafate, tu n’as pas d’autres choix que d’y ressortir par tes propres moyens !

À la sortie du ravito, un petit bar propose quelques boissons fraîches…je ne supporte plus l’eau chaude et le coca sans bulle. Je m’arrête donc prendre une bouteille d’Orangina bien fraîche ! Quelle bonne idée…elle me permettra d’enchainer quelques heures avec de très bonnes sensations et sans douleur gastrique.

Je continue mon chemin, alternant les dodos près des ravins, comme de nombreux coureurs. À la différence de l’UTMB, il n’est pas envisageable sur cette course de dormir à moitié debout. En effet, le terrain est beaucoup plus accidenté et je ne peux prendre ce risque. Durant cette deuxième nuit, je fais donc de nombreuses pauses d’un quart d’heure. Je suis toujours aussi impressionnée à constater notre capacité à nous endormir en moins de dix secondes, à la belle étoile dans la couverture de survie, et de constater le bien opéré ! Je m’arrete à Grande Place pour voir les doc (prise de température, glycémie…), car à force de vomir, j’ai l’œsophage brûlé. Deux maalox, un doliprane et un dodo de 35 min et c’est reparti !

Arrivée à Roche Plate, il est 4h40, je suis exténuée. Je me pose, me mets dans la couverture de survie et me dis qu’il est impératif que je dorme plus longtemps afin de faire partir mes maux de ventre. Je ne mets pas de réveil : je dois récupérer si je veux finir cette course de folie. Toutes les raisons me passent par la tête pour me motiver : il faut la finir, car il est hors de question de refaire une course aussi dure ou tu risques de gâcher à ta petite famille la semaine de vacances qu’il te reste car ta déception sera forcément très forte en cas d’abandon, alors qu’eux supportent tous tes entraînements depuis des mois…je me réveille et il fait jour !!! Aieeeee ! Combien de temps ai-je dormi ???? Ouf, il est seulement 5h50 ! Je repars en étant bien reposer pour attaquer le Maido. C’était une sage décision car l’ascension de ce morceau se passe plutôt bien ! Je retrouve des sensations en même temps que se dévoilent les images grandioses du cirque de Mafate. La descente vers Sans Souci se passe bien, et j’arrive encore à courir. Je commence à récupérer mon retard sur mes estimations même s’il sera difficile d’atteindre les 46 h initialement prévues. Mais dans ces moments là, le temps ne  compte plus…le seul mot en tête que j’ai, c’est arriver à être FINISHER !!! Les ravitaillements se passent bien, et la vue de la petite famille me fait un bien fou.

Les descentes deviennent très compliquées car il devient difficile de plier les genoux. Je passe le chemin des Anglais sous le cagnard vers 16h30 et peste comme la plupart des raideurs. En effet, ils n’est pas finit ce chemin ? Entre les pierres, il faut mettre du ciment pour le finir !!! Enfin, dans un ultra, tu te racontes dix milles histoires dans ta tête, et c’est aussi celà que j’adore…tu refais ta vie !!!

Il me reste moins de 10 km. Ca sens la délivrance, je pleure de joie, car sauf chute, (ce qui peux arriver au vue de la dernière descente !), je serai finisher !

J’attaque les 5 derniers kilomètres de descente, regarde ma montre et me dis, c’est jouable pour faire moins de 48h. Voila le dernier défi de ma course …et pas des moindres au vu de la technicité de cette dernière descente, de ma difficulté à plier les jambes depuis une trentaine de kilomètres ! Mais j’aime celà, les défis !!

Je pars donc pleine balle, ne réfléchie pas, manque de tomber une dizaine de fois ! Je ne suis sûrement pas lucide, mais quel pied ! 47h54, je suis en bas de la descente, combien de temps pour arriver au stade ? Je ne sais pas, mais le coureur devant à surement le même objectif car il allonge la foulée et sprint !!!! Je le suis à fond et passe cette p….. de ligne d’arrivée en 47h56 avec ma puce ! Je suis aux anges ! Quelle aventure ! Et finalement, c’est court 48h pour refaire sa vie !!!

Aujourd’hui, pas de bobo et un état de forme qui est bon et me permet de profiter de mes vacances. 

Merci à tous pour vos encouragements, ça fait chaud au cœur. Merci à mon coach Fred, car comme à chaque fois, tu m’a fait une prépa aux petits oignons et ce n’est que partie remise pour toi, j’en suis sûre ! Merci à ma famille pour le soutien sans faille ! Et un grand grand bravo à Ma Catoche pour être allée au bout de cette folie !

3A3AC5EA-C03B-483F-A6B5-EA8520CBF5DBBBD389B4-420D-4253-A4A6-3EDFB8BC41D0B07D7199-FBB2-41FE-ACB3-93C70F11D26C7E77F448-A2E4-4DF0-A137-50EB599B502A568299DE-32DC-48B5-964D-C0551FD9A6C734A856D9-ADD8-4BDF-8F1D-D793CE3E6BB1EDA2B5D9-AEC5-4C0D-81D1-0DFA327DE3B4616317CD-5EDE-4EF5-BA56-DC93897B51285D66F272-E253-4D46-B605-CEB1D970E80417037924-67CE-417E-A03C-49BD4E6DF7F81F228C31-5833-4A19-83E4-45E9D69F236C54AFBC24-555B-49B5-9169-3B1690D08DD26152AFAE-C089-4C25-8706-2DE0FFFFADAF633BB54B-D92C-4809-9EDF-FD8BEB0BEABAC92AE8D2-825B-4653-9E35-9E7A4AAC13C7

 

 

vidéo de mon arrivée : 

fichier mov

 

LA REUNION, LA DIAG, nous arrivons !!

Voilà… on y est presque ! Départ cette après midi, pour un vol de Paris aux aurores demain matin.
LA REUNION, nous arrivons !
Le stress commence sérieusement à monter : mon entraînement a t’il été bon ? Bouuuu, j’ai pas le droit aux bâtons !!! Faut pas que l’envie de dormir me prenne trop souvent …. le parcours n’est pas dangereux, hein ??? Mes pieds vont encore me détester !!! Et forcement à un moment donné, la petite musique dans ma tête qui me ressassera, Mais qu’est ce que tu fais là alors que tu pourrais être tranquillement à te prélasser sur une plage ….
Que neni, même pas peur !!!
Ci-joint le lien pour me suivre, dossard 1977.
Nico prendra également la main sur mon facebook pour pouvoir donner des news en direct !

http://grandraid-reunion.livetrail.run/coureur.php

 

46D66A5B-D673-4C81-834C-48E2EF5278ED


Commentaires récents

Visiteurs depuis le 5/12/14


Socoaching |
Unbo45 |
Dimf1 grand prix F1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Badadonf
| Norseman2014
| Chassesousmarinemartietsteph